dimanche 7 août 2016


Le passé n'est pas si difficile et la réflexion est consciente

Pourquoi croyez-vous que mourir est utile ?
Pourquoi croyez-vous qu’être déçu est un enseignement ?
Pourquoi ne pas admettre que l’homme est fou ?
Pourquoi ne pas déclarer qu’il n’y a point d’amitié ?
Pourquoi est-ce si niais d’être vrai ?
Pourquoi l’empathie a un si mauvais retour ?
Pourquoi est-ce si bête de vouloir que l’autre soit moi ?
Pourquoi c'est si laid d’être enfermé sur ses petites vérités ?
Avoir de grands yeux pour ne pas savoir reconnaître l’infini Geste d’aller vers l’autre.
Quel intérêt ?
Du temps vide à être figé, une descente aveugle jusqu’à l’impact conscient, une solitude qui fait mal et le besoin du rire truculent et du mot juste.

Les deuils se succèdent et l’homme intelligent calme son regard. Le deuil est décidé. Point d’amertume pour les investisseurs. Le Beau est difficile, affaire de Créateur.

Et pourtant, j’ai cru voir derrière cette cuirasse le ton d’un Juste, le timbre d’un Vrai, le geste d’un Pur.

Misère d’une nudité malade de Vie.

Signé : L’Être en lambeaux.

Re-signé ; L'Être en rafistolage. Parce que l'Existence n'est que rires.

samedi 6 août 2016

Eva XVII.



XVII.
Aujourd'hui quelque chose de beau est fini
Aujourd'hui quelque chose de beau est parti
Comme des doigts inquiets sur une épaule secouée
Comme un silence orgueilleux dans un cœur en peine.

samedi 21 mai 2016

Agartha surgit du fin fond de la Terre ...

I. Je vis dans un pays où les cimetières sont jonchés de détritus, sont envahis d'herbes sauvages où nos morts ne reposent pas. Connaissant le mien, il n'y a pas de repos dans la crasse. Il a son club de sympathisants, il fait des émules aussi. Adepte du travail et, du travail, je le vois se lever pour nettoyer tout cela. Et hop, les vivants sont des nuls et tout particulièrement les politiques ! Prenons-en de la graine. Ou quand les morts nous donnent un bon coup de pied dans le postérieur !



II. Agartha est un univers possible, probable. Les animaux sont sous intraveineuses, les personnages sont d'un sérieux grave. L'Homme a tout dénaturé sur son passage. Et pourtant la note reste gaie. Parce que la vie EST espoir. Et la minutie du travail, le duvet des robes, les composants des créatures, les inscriptions, les tattoos, le regard des femmes, Gai Robyn et sa stature de militaire, les loups et l'œil doré, instinct de conservation ... Nous ne mourrons pas, nous survivrons et l'effort soutenu, continu, lent, patient et tenace est un gage de vie malgré la survie. Dharma Myriam Zéramdini est une constructrice, sa tête est pleine de Dahl, de Verne, de Goodis, de Miyazaki, de Gaultier, de Guns N' Roses, de Dali, de la Renaissance, d'Ecritures, de signes, de mystères, de démarches prospectrices et, aujourd'hui, c'est l'heure du déluge. Cette plante-là grimpera loin. Parole de Scribe.



III. La politique m'écoeure, le flirt politicien me hérisse le poil. Mais je refuse de subir. Mon pays s'est épris de com, on offre des tablettes de Chine et le Tunisien avale. Le monde est à la gloutonnerie et la consommation bat son plein. On nous offre à manger et de surcroît des gadgets. Dieu merci. Nous sommes de la pâte de ceux dont on joue et l'heure est aux jeux. Vendons notre candeur dans un sursaut de cupidité de vie.
Je refuse de subir, je refuse de laisser faire, je refuse d'assister à l'achat d'esclaves. L'arène incontournable est la cour de l'éclosion : sculpter la réflexion à l'épée critique. Nous ne mourrons pas bêtes et construirons notre liberté de Non tonitruants.



IV. J'ai retrouvé une amie au bout de vingt ans ou presque. Une pseudo amie. Rutilante d'ambition, une parvenue. J'avance, je passe, je dépasse ... Sur ses talons, ses semblables : je suis, elle est ... Elles tourbillonnent, futiles, dans l'oubli, l'ignorance ( ? ) des lignes majeures. Vacuité d'êtres noués depuis toujours aux yeux de celles qui ne savent compter. Bêtise que de ne savoir compter. Bêtise de compter, supputations de comptoirs, bourdonnements de bécassines, propos creux, profondeurs inexistantes, ontos réduit, regards faux, opportunisme aux longues griffes, petites, petites ...
Le naturel est affaire d'inné. Restez aux comptoirs, dames d'un jour, vous n'êtes que caisses de résonance, histoires de vie. Minuscule.






mardi 26 janvier 2016

Aujourd'hui, mon voisin est mort.

Aujourd'hui, mon voisin est mort et j'ai tout de suite pensé à Claire, Enest et Eva. Cela faisait un moment que je ne m'étais pas occupée d'eux mais je savais que les choses continuaient comme elles devaient continuer, que c'était la nature des Hommes, l'évolution inéluctable des relations et la vie tout simplement.
Claire était suffisamment sage malgré la douleur, l'absence et l'incertitude. Il y a de ces égarements qui vous mettent au beau milieu d'un carrefour sans indications, qui dotent vos genoux de la résistance du coton, qui rendent vos regards éperdus. Des égarements sans retour. Elle le savait.

Tout était question de temps, d'attente, de compromis avec soi, pour peu que les yeux retrouvent leur acuité. Sinon, c'était la compromission.

lundi 21 septembre 2015

Dharma, mon étoile au monde.

A toi, L'Enfant de la rue Pasquier, devenue jeune femme, belle à vivre et artiste jusqu'au bout des ongles. Les ongles des mains d'une Reine de cœur et de gestes SBelK.
Artiste et œuvre de deux êtres dissemblables-semblables qu'unirent l'intelligence et le puissant désir de créer. Tu es faite d'ondes de vie, du souffle d'Epicure.
Des instants, des milliers d'instants à t'enrichir strate par strate de ce qui ne peut être que donné. L'acquis c'est ton empreinte et elle sera tienne, elle sera lumineuse.
On ne peut éclore dans les mots, le Beau, la pensée sans être comme toi, une tête dorée aux yeux pétillants. Mon père, en roc, le rire large, beau prince, taquin, trouvait commode de te promener : séduire, de tout repos, en ta compagnie. Au temps de l'air léger.
Le tien, une histoire autre, la sienne mais une présence de chaque instant, une profondeur pudique et une rareté de l'effusion. Tellement de paternité responsable et de présence d'Homme même aujourd'hui après l'envol.
Un envol que nous dirons tous à nos manières, avec nos fabrications respectives, notre richesse créatrice.
Il n'y a pas de disparition tant que créer existe et c'est ton affaire. Celle du locataire de la Ch1, de la pie de 15, de la génitrice possessive et apprenti d'ouvertures ...
Un 21, un automne et un 10 heures, à proximité de la nature et de ces petits êtres que tu aimes tant, une expulsion presque au perron tant la génitrice est férue de Pernoud et de lecture. Trois minutes et une tête blonde belle et forte. J'eus peur, enfant moi-même ou presque et la truculence du rire de SBelK, peur de ces yeux bleus alors et tout ronds ...
Au temps de l'air léger ... Beaucoup d'éclat et de légèreté qu'aujourd'hui je souris de tout. Et je ris de toi, un rire vrai même sous les pics de voix car c'est l'humain cela ... Rire du bonheur de cette perle et de cette richesse, de cette générosité ...
La main tendue est belle, tends-la vers ceux de ton choix, ceux du cœur, le cœur qui sait.
Laisse-moi te dire que ce que tes mains feront seront autant de soufflets à la disgrâce. La Beauté, tu la feras.
Ces mots sont pour toi, tout droit de la forge, pour te dire ma légèreté.
🌹

dimanche 20 septembre 2015

Le pire qui puisse arriver ...

Le pire qui puisse arriver c'est de ne plus avoir envie d'écrire. Parce que le plus loin possible, il n'y a plus la truculence du rire. Mais il y a Éva, il y a Claire et il y a Enest. Des lignes qui s'entrecroisent, comme le disait l'Absent, et il n'y a aucun moyen de les abandonner. Leur histoire est un témoignage de vie et rien n'est au-dessus de la vie.

vendredi 11 septembre 2015

Vous aimer et me lire vous le signifier.

Merci à mes proches et à mes amis, l'existence n'a de sens qu'avec vous, là ou ailleurs, loin ou proche. Des moments avec tous et quelquefois des regards ou même des silences amicaux. La communication dans toutes ses formes est la vie. Rym Ayari et Myriam, Desnos ou l'école de charme, la famille aussi ... Rym la merveilleuse, la moderne et la limpide. Christine, la crème française et Nejla l'élégance des Mabrouk et ce n'est pas peu ma chère, Fifi la douce.

Mes élèves que j'adore et avec qui j'ai toujours eu des moments privilégiés et un échange libre, sain et intellectuel. Je continue, c'est impossible autrement. Mais je continue différemment peut-être pour faire que la communication change et que l'adulte se rappelle de son enfance ...

Mes amis d'enfance, des parties de moi, Alia, ma sœur de cœur et la préférée de maman, Fatma, Samia, Thouraya, Kébira-Lalla, Soumaya, claire et souriante depuis si longtemps, égale à elle-même :). Lamia, le doc aux précieux conseils, une rencontre simple et un échange sincère. Héla, un prof de math généreux, une maman d'exception et une amie vraie, Mo l'amerlock de La Marsa, Héla Bennour une parente d'exception et une femme intelligente.

 Magda la pétillante et mes vraies amies profs de la première heure, Samira Fessi, l'épicurienne :). Rabia, la philosophe qui m'a lâchée avec Saint Augustin. Amel, Dorsaf la discrète et la rigoureuse, Hédia et ses directives de bonne santé.

 Zeineb que je connais peu et pourtant ...

Mes cousines et cousins adorés Aliouta, Walid, Sami, Mahmoud, Zoubeir, Inès, Monia JH, Ramla, Radhi, Sana, Nadia, Lilia, Souhayl à qui je souhaite tout le bonheur du monde, un vrai chef de famille.

Mortadha, l'humour des basketteurs et la descendance beylicale qui me ramène à mes aïeux, Lamaàne la divine, Isabelle, l'amie d'une belle soirée et la simplicité d'une communication autour des lettres, des livres et des amuse-bouche. Amina B, la foncièrement bosseuse quoi qu'on dise et quelle qu'ait été la conjoncture.

Mes amies virtuelles que je détecte d'ici, Faiza, une dame et Imene la douce, Ca Ro la belle ...

Jean-Michel, l'Ami de cœur et de plume qui vit parmi nous au quotidien, Si Ben Azzouz, la classe des historiens et des amis de famille d'emblée, un Grand militant qui marqua les trois miens et tellement d'autres, nous vous aimons depuis le premier jour.

 Nadhem, mon élève, éminent chirurgien et homme de charme, de liberté et de valeur. Raouf, mon fils de cœur. Chérif mon proche, Karim mon allemand marsois, Chiraz la lumineuse, Senda Lakhoua et un air Belkadhi :) ( Rip maman ), Meriam Belhadjali. Amel Glenza, Rim, Boutheina, Fanny ma collègue " américaine " bien que Houellebecq ne soit d'aucune façon ma tasse de thé, trop sec :). Saber de son nom d'artiste, mon ami. Rose, Yasmine Frad, Khadija et Baya, les magnifiques sœurs Skanji, une trace ineffaçable. Gracia et le charme africain, Bes, ma Bes adorée, Ibtissem Ben Yedder. Une Dame qui symbolise la bonté même : Yosr Gharbi.

Mon ami de cœur, mon fils d'adoption malgré la distance, Dali Khiri <3 ...

A tous merci de vos marques de sympathie et pour beaucoup d'affection, je vous aime. Et j'adore la communication et tout spécialement via l'écriture. Je vous embrasse magistralement.
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