dimanche 2 avril 2017

Sade De La Cueillette, Elyssa de Vie et Vénus de Regain










Comment vais-je l'appeler ce personnage des nuits virtuelles qui s'amuse à enterrer des désirs, à les arroser et à observer leur germination. M. De la cueillette ?

Sade De la Cueillette.

Le plus bel âge d'un homme est la cinquantaine. Ils sont peu nombreux à le savoir et restent sur le vieux rêve d'avoir vingt ans. Que c'est niais quand on sait que la chance est de pouvoir avancer !

Sade semble être sur une relation qui date avec cette jolie dame au regard si triste et le résidu de tristesse dans les yeux d'une femme est toujours pesamment significatif. Certains le savent. Peut-être pas ceux à la vue douillette.

La relation de Sade à Elyssa est forte, sûrement, mais aussi étirée dans le temps, mais encore houleuse, soumise aux caprices de cet amant si fantasque, si exigeant qui vous regarde vos mains à la recherche d'une note déplaisante.

Sade est fort d'avoir été beaucoup aimé, de l'être encore. Il n'y a qu'à fixer les yeux de sa génitrice. On ne peut avoir plus d'une femme dans sa vie, ce n'est pas possible. Et celle-là aux yeux sans joie le sait et se tait.

Il y a ces femmes de l'amour qui ne peuvent exister sans l'autre, qui souffrent même ses tribulations parce que l'enjeu est de l'avoir, d'autant qu'à vingt ans, ce fut le grand saut en plein dans le vide ou pas complètement. En tout cas beaucoup dans le vide, périlleux.

Sade est désinvolte et parcimonieux en don de soi. Il a toujours eu et cela va de soi qu'il continue à prendre.

Voilà un couple qui dure mais dont les liens ne sont pas reconduits, qui supporte le temps sans réagir à ses marques, qui reste encore, d'un côté par besoin d'aimer, de l'autre par l'habitude d'y être. Il y a du flou. Et peu importe au final pour Vénus, peu habituée à épier par le trou de la serrure.

Sade bourlingue à la tombée de la nuit, s'émoustille aux premières heures du nouveau jour et titille cette autre douleur d'un autre saut dans le vide. Les premiers pas d'une idylle sont teintés de Beau, de musique douce, d'intelligences devinées, de sensibilité légère et de corps tus mais dans la promesse d'un rebondissement.


Vénus, d'antan et un peu d'aujourd'hui, n'est pas dupe. La musique est toujours belle, gracieuse, enivrante, déchirante. Ses envolées vous vivifient les joues, le cœur. Il y a un air de légèreté mais Vénus a bâti aux portes de la passion un rempart et un observatoire de défense et de raison. Et puis surtout les femmes aiment les hommes mais elles s'aiment beaucoup entre elles et se protègent.

Cette histoire ordinaire de trois cœurs à faire battre, de trois parcours à prolonger, de trois existences à investir et à doter d'espoirs est une tranche de vie des abords de la cinquantaine, simple mais essentielle d'envie de souffle et d'avancées, de désirs de femmes et d'hommes.













Affaires de religions


Un ami musulman à qui j'avais demandé s'il était pratiquant me répondit : oui, je prie une seule fois le matin après la douche.
Un autre grand ami et proche qui hurle au quotidien son arabité et son islam, qui est partiellement pratiquant, trouve dans sa religion toutes les libertés du monde et a une lecture extraordinaire - dans le premier sens du mot - du Livre : la loi relative au droit à l'héritage homme-femme, l'insupportable deux parts une part, inexistante. Discrimination homme-femme, inexistante. Le port du voile, inexistant. Et j'en passe.
Un autre proche a fréquenté, adolescent, la mosquée les vendredis et l'église les dimanches pour les déserter les deux une fois adulte.
Une jeune femme totalement areligieuse revendique haut et fort des valeurs universelles enracinées en elle : honnêteté, compassion, respect, magnanimité et j'en passe.
Fériel ne croit qu'aux actions associatives. Elle passe sa vie à nourrir les esprits, à prendre soins des animaux, à soigner les espaces verts, à vouloir changer les lois liberticides.
P. Boutros, libanais, chrétien de naissance, athée de conviction personnelle entretient les lieux de prières juifs, chrétiens et musulmans au Liban par respect du besoin des croyants d'honorer leur religion.
Il y a la liberté d'Etre qui est au-dessus de tout.

lundi 13 mars 2017

Mon père était un immortel. Il est pourtant parti. Il y a pour tous cette heure lâche, fugitive et fourbe qui vous expédie en deux temps trois mouvements.
Pourtant il aimait la vie, était beau comme un dieu et aucun printemps n'avait le cran de se présenter sans lui.
Il aimait l'art passionnément, le Beau et le splendide, la nature et les contrées, la femme et les femmes et puis celle-là qu'il appelait son diamant. Parti quand même. La mort est une Garce qui n'a d'égard pour personne.
Nous passerons tous au gré du temps d'ici vers là-bas où rien n'existe.
Vivons donc jusqu'à ne plus savoir quoi en faire, buvons le souffle jusqu'à la lie, étreignons ceux qui nous gonflent le cœur de battements légers, brillons des feux de l'entendement pour saisir le plus possible de cette traversée unique et sans retour, des germes que nous ne verrons pas s'éteindre.

Mon géniteur, toi l'immortel, une pensée de puissance à ton cœur vert d'un désir de vie en déroute, d'un désir de vie assujéti.

dimanche 12 mars 2017

L'école bat grave de l'aile !

Vous voulez vous faire une idée de l'avenir de votre pays ? Visitez vos écoles.

Une élève du lycée, à deux ans du bac, ne sait pas aligner une phrase correcte en français. Même chose en anglais. C'est la faute aux professeurs et aux parents selon elle. Elle a besoin d'un bouc émissaire. Sa contribution personnelle ? Inexistante.

Un jeune qui sentait le tabac à pleins poumons, 17 ans, n'a jamais lu un livre, n'a jamais entendu parler de Molière. Sur le Net, il s'exprime en LOL et en PTDR. Et la barre Google, cette extraordinaire barre ? Il n'y va que pour voir les nouveaux jeux vidéos sortis sur le marché.

Une jeune fille, au lycée également, aime les langues, voudrait maîtriser le français et l'anglais, se sent larguée en classe, parce que le professeur ne travaille qu'avec les bons éléments. Elle voudrait compter sur l'aide des autres, n'a pas eu l'idée de prospecter par elle-même, de prendre des cours en ligne, de suivre des programmes dans les langues qu'elle souhaite maîtriser.

Les éducateurs, de tous les âges, beaucoup viennent d'une époque révolue, sont imprégnés de principes poussiéreux, le respect des aînés, la communication unilatérale, l'élève réceptacle. Un dynamisme inexistant du moins de visu. L'interaction ? Oui, mais ce n'est pas ça.
L'apprenant est effacé, l'éducateur plutôt coincé du moins souvent.

Quels sont vos loisirs ? Sortir, manger, fb, la TV ... Oui mais encore ?

M. Jalloul, il s'agit d'un établissement prestigieux et c'est ainsi ! Que dire des autres ? Il y a un travail titanesque à faire. Sur les mentalités, les programmes, la formation des enseignants, la méthodologie, la place des langues étrangères, l'échange avec les autres systèmes, le jumelage, l'introduction des apprenants ...

L'enseignement se porte mal et les apprenants sont d'une platitude inquiétante.



vendredi 3 mars 2017

Billets d’humeur

1.
Je relis Emrasser  la vie de Christine Arnothy en ce moment, roman que j’ai dû lire à 15 ans peut-être. Cela date donc et tout semble nouveau. J’aime replonger dans les premiers pas de l’écriture de la jeune Hongroise apatride de vingt ans, revivre les bombardements de Budapest, en devenir sourd quelque temps en raison de la déflagration, vivre le siège de cette ville dans une cave et écrire, écrire ce qui sera considéré plus tard comme un témoignage historique. Et puis une histoire d’amour vraie entre la jeune écrivain et le fondateur du Parisien libéré en écho à la célèbre expression de De Gaulle : Paris libéré.

Je crois que je rêve ou plutôt j’écris moi-même. Cette frange de l’Histoire m’a toujours intéressée. Et puis ces mots que je comprends mais que je veux faire miens : fuir la Hongrie à pied, se trouver dans un camp pour réfugiés, faire partie de ce que l’on appelait les personnes déplacées, se trouver çà ou là grâce à un permis de séjour, n’avoir de l’espoir qu’à chaque prolongation, devenir apatride …

Une période trouble de vagues historiques fortes, d’incompréhension, d’écriture donc, de besoin de témoigner et de se libérer soi-même, de l’intérieur.

Pourquoi est-ce que je lis autant en ce moment ? Pour échapper à un réel hideux ? Pour continuer à croire que le Beau existe ? Mais où vois-je du Beau entre 45 et 55 et les conséquences de la Seconde Guerre mondiale ? 
Le Beau est vu comme tel en différé. Voilà.

Que vois-je au quotidien aux alentours ?
De l’insalubrité sur tous les plans, de la saleté, de l’irrespect, de l’ignorance, de la bêtise. 
Une époque qui manque de profondeur.



2.
Il est 7 heures du matin, je m’apprête à sortir. Je vérifie mon sac : mon portable et son chargeur, mon autre portable et son chargeur, ma tablette et son chargeur, mon agenda, mes stylos gel dans ma trousse, mes deux paires de lunettes, mes deux livres du moment, mes clés, mon porte-monnaie et mon porte-feuille, mes cartes, mon porte-folio professionnel que je ne laisse jamais au bureau. D'autres broutilles, bien sûr.  Pour peu que j’égare mes clés ou que je ne retrouve pas mon chargeur et mon début de journée en pâtit.

L’être humain devient fou. Pourvu que ma LTE ne me lâche pas en route.

vendredi 27 janvier 2017

Billets d'humeur



Billets d'humeur

I.
J'aime les hommes, mon père, mon frère, l'homme que j'ai aimé, mon fils, mes amis et peut-être, un jour, un être de cœur ...
Mais je ne supporte pas les Idiots.

Carrefour, rayon des légumes en barquette, un homme, la cinquantaine :
-  " Voilà, et on leur nettoie les légumes en plus, comme si elles ne sont pas suffisamment paresseuses comme ça ! "

Bien sûr, tu passes ta route, il n'y a pas photo. L'idiotie personnifiée. Mais comment ça existe encore cette ignorance-là, cette stupidité, cette vulgarité !
Grave et sans espoir.

" Elles ", les fournisseuses de pitance de M. À jamais Gros C !

II.
L'antenne de ma voiture a été volée, ce n'est pas la première fois. J'en achète encore une et j'essaye de remettre la radio. Je tombe sur une station dont je n'ai pas retenu le nom et un air du passé extrêmement agréable. Une chanson à texte et des mots pénétrants. J'eus les larmes aux yeux. Et pourtant, 8 heures du matin, vendredi, un dîner en perspective pour le soir et de l'entrain...
Les chansons du passé ne sont pas des chansons pressées pour personnes pressées. Ce sont des chansons qui prennent leur temps, des mots justes, des sentiments vrais, de l'humanité. J'aime.

III.
L'amitié n'a pas de prix. La présence de cet autre toi qui accourt aussitôt sollicité. Savoir que l'autre, par amitié, te soutiendra. Celui-là à qui tu te confies et en qui tu as confiance. Celui-là qui à force d'amitié devient asexué à tes yeux.
Est-ce cruel ? Je ne crois pas. Un ami est un peu moi-même.
Et puis un jour, il t'avoue son amour et sa colère d'être vu par toi comme un eunuque. Et tout vole en éclat ! Pourquoi faut-il déroger à un engagement ?
L'ami rare envolé ? Ou trop d'oubli de ce que nous sommes ? Bêtise quand tu prends racine.



vendredi 13 janvier 2017

Du poil de la Bête svp !

Je ne sais plus par quel bout comprendre mon pays.
L'ignorance y est de plus en plus promue et elle convient parfaitement à certains, la pauvreté nue explose, égale à celle d'il y a cinquante ans, le décrochage scolaire se banalise, le cheikh remonte à la surface et offre des bonus et des malus. C'est qu'il est dans le secret des dieux. Sa Voix ( voie ) est utile aujourd'hui où le monde se diversifie dans les stratégies économiques les plus modernes. Il y a quelque temps, il y avait même l'aspergeur d'eau bénite.
Il est où Bourguiba, il est où mon père, ils sont où les progressistes ?

Ce n'est pas fini, Chekib, Ben Gamra, de petits avocaillons tout fraîchement arrivés, un vieil avocat moyenâgeux représentent la nouvelle vague. Nous sommes à la pointe du traditionalisme le plus infécond. Il s'agit de la nouvelle tendance entre associatif, mézoued et l'enseignement d'El Zitouna ! Que c'est moderne !
Le modèle qu'il faut à nos enfants. Et puis, il y a Houméni, la grandeur musicale et les leçons de vie de Kafon. Certes, de la création même si ça craint mais surtout un profil zéro culture et rapatriement à droite dès l'instant où on lui demande de pensouiller ( néologisme, ne cherchez pas ).
Ce n'est pas fini les gens. Il y a les télévisions. Mmm... admirables de convictions et de déontologie. Voilà, que réapparaissent des valeurs sûres. Des milliardaires d'il n'y a pas longtemps, qui n'avaient pas un rond à la base mais qui ont bossé pendant plus de deux décennies, ce qui explique leur fortune. À la vaillance des bras s'il vous plait ! Et à la crédibilité des diplômes. Vous travaillez depuis trente ans et vous galérez ? Vous n'avez pas su faire.

Dites-moi, qu'est-que ces journalistes qui ne reculent devant rien pour faire du sensationnel ? J'ai honte. De les entendre servir du Si par-ci et du Si par-là, j'ai honte. Le banditisme et les voleurs de grandes routes. On a beau leur recommander  de faire acte de pénitence, leur distribuer des satisfécits et les aider à se redresser, NO PASARAN. Sinon il en est fini de toute crédibilité.
Grave et insupportable. Les fauteurs de troubles doivent assumer leurs actes.

Ce pays, dans cette phase particulière, à la fois nécessaire et inquiétante, va dans tous les sens. Traditionalisme et recul intellectuel, progressisme en panne et bavardage sirupeux, médias défrayeurs de chronique et férus d'argent, corruption blanchie, invasion d'imbécillité de toutes parts et manque cruel d'efficacité et de praxis sur le long terme.
Il fait mal vivre ici et beaucoup d'ineptes s'infiltrent au vu de la faiblesse des anciens bâtisseurs ou de leurs adeptes.
Du poil de la bête de toute Urgence !