samedi 2 août 2014

Non, je ne reconduis pas l'Histoire !

Non un passé lourd n'est pas à refaire. Quand des personnes ayant souffert refusent de se taire devant la souffrance des autres. C'est cela l'humanisme, c'est cela l'intelligence du cœur et de la tête. 

Arrêtons avec cet argument vide de sens d'Israel doit se défendre ! 
Se défendre d'être sur le sol des autres ?
Se défendre de grignoter tous les jours un peu plus de terre ?
Se défendre d'une stratégie d'épuration visible ?
Se défendre de ne pas savoir arrêter une politique expansionniste ?
Se défendre du lancer de pierres et de roquettes avec des armes de destruction effroyables ?

Les roquettes sont haïssables, Tsahal et son artillerie lourde sont un crime contre l'humanité.

Il n'est pas question de retourner au traité de Balfour, l'Histoire a pris trop d'avance, il n'est pas question du vieux rêve du Grand Israël, il n'est pas question de rayer Israël de la carte ni de crier mort aux juifs ( atrocité de l'Histoire ), Non, il y a toujours moyen de construire le vivre-ensemble, ce n'est pas impossible. Lutter ensemble contre les voix malades des deux côtés : ni impérialisme, ni extrémisme car les deux sont une même chose avec des moyens "élégants" et froids d'un côté, brutaux et fous de l'autre.


Ce n'est pas IMPOSSIBLE, la vraie richesse étant l'Homme. Il faut savoir l'éduquer.

jeudi 5 juin 2014

Penser c'est Etre

M.Dérouich, immense poète palestinien retourne en Palestine après 20 ans d'exil.  Il arrive à sa terre tant désirée et les déchirures religieuses et les conflits identitaires de tout genre le meurtrissent au plus haut point, il en arrive à la conclusion édifiante que le trajet, la route, l'attente, chargés de désir, nourris d'espoirs sont bien plus vivifiants à vivre que l'arrivée ...

Je suis sur une route, nouvelle, où l'objectif est de marcher et non d'arriver, de flâner, de regarder alentour, cadence en main, l'œil vif et la signifiance à portée ...

Il est vrai que cette aisance vient du fait que le premier chapitre a été plein mais il y a aussi un pacte avec soi et des impératifs temporels. 

Penser c'est Etre. Il l'a dit.Je le suis.

jeudi 1 mai 2014

L'Assermenté


Am Si El Amin.

Il était emmitouflé dans son burnous, au coin du grand salon, parlait peu et en réalité opinait de la tête ou grimaçait en grinçant de la mâchoire. Il  était dans un de ses mauvais jours et il valait mieux le laisser en paix jusqu’à ce que cela passe. En paix ? En ruminations plutôt.

Est-ce de son passé de fils, d’homme, de père ? Un terrain sur lequel nul ne s’aventurait si ce n’était lui-même, les jours heureux.

De son passé d’homme et ce n’était qu’elle. La plus grande de ses sœurs, effilée et gracieuse et pourtant l’époque était aux grasses. De grands yeux verts veloutés et ensorcelants bien qu’elle soit très sérieuse et peu expansive. Elle-même l’aima en silence même si, celui qui lui fut destiné, la combla de soieries et de contrées lointaines. Rien n’y fit, que deux enfants et une sensualité vite refoulée. On ne peut aimer un homme qui, tous les jours de la vie, se levait de lui-même à trois heures du matin, promptement, pour aller amasser de la fortune. L’histoire de toute une région d’oliveraies.

Il ruminait loin, très loin. A qui la faute si cela ne fut pas possible ? A sa tante ? A la parenté ? A la fortune ? A lui-même, quand il soupesa l’ampleur de l’implication ? Parce qu’aimer c’est s’aimer ?
Et quand on viendrait à trop donner de soi, de surcroît sur la durée et maintenir l’effort, et bien … le prix est assez élevé.

Il faut dire que la tante s’en vexa à vie. Elle mit cinq filles au monde – certes très belles - et deux fils beaux, forts et sûrs. Mais, cela fut un début de vie pénible et beaucoup de peur. Et la belle-sœur qui la sortit sans ménagement aucun, elle qui mit au monde dix fils peut-être et une fille unique : « Ses expulsions à Lé Kébira sont féminines ! » un ton aigre-doux et un sourire narquois.

Et elle fut dite et entendue, fit mal mais surtout mit en colère : « Aucune de mes filles ne partagera sa couche avec "ses fils" ». Ce fut dit et appliqué et les relations familiales recèlent, quelque part, toujours, de cette guerre des utérus, quatre générations après.
Et pourtant, lui, est un cousin au second degré, par conséquent peu impliqué. Mais le courroux de la Mère, son rejet définitif concerna toute la famille paternelle dût-elle accorder les mains de ses filles à des « étrangers ».

Une deuxième injustice – bien que … - après celle d’un père qu’il ne connut jamais et qui l’eut à plus de soixante-quinze ans comme il aimait à le raconter en riant les jours de soleil.

Il n’y était pour rien. Un coup des autres, et le lui dit hier, entre autres. Il se pencha sur elle, la maison grouillait d’invités, elle était alitée dans un petit salon contigu, elle voyait peu depuis quelques années, le diabète familial et la perte d’un regard célèbre en raison d’épaisses lunettes atroces et haïes.

- « Vous restez pour moi, Lé Ess, élégante et effilée, belle comme personne. Je vous vois encore comme hier, comme si rien n’avait changé et là que je vous parle – et il porta sa main à sa poitrine – j’ai encore le même bonheur ».
Et pour lui asséner un dernier coup, il caressa ses cheveux fins ou le peu qui en restait. Elle en pleura, doucement. Des mots forts, inespérés, cruels parce qu’ils sonnent le glas de toute une vie.

On ne fait pas cela à une dame qui fut splendide, qui perdit la vue ou presque et qui n’eut sa vie conjugale durant que quelques brefs instants de plaisir - de plaisir ? Peut-être. - qu’elle ne sut pas apprécier parce que silencieux, rapides, inexpliqués et tus. Parce que la vie et l’amour sont surtout une affaire de rythme, d’écoute de l’autre et d’harmonie.

Peut-être qu’Ils le comprendront mieux aujourd’hui parce qu’il fait partie de ceux-là qui n’eurent pas le bonheur de se fondre dans les bras de l’être aimé.

( A suivre. )


mercredi 23 avril 2014

Les limites déontologiques sont étouffantes, les murs épais. Ses oreilles résonnent encore de cette petite voix plaintive et de ces yeux coulants. Sans effort aucun. Cela sillonnait en silence un visage sans expression, sans grimace de douleur. D'abord, un organe amputé et pas n'importe lequel. Un sein. La féminité. Une protubérance qui rassure la femme et l'emplit de fierté. Une partie de sa vie également et un don utile et chaud au service de ses œuvres. La femme s'aime par son corps aussi.
Il a fallu savoir laisser faire pour espérer et continuer peut-être.

Mais ce n'est rien ou pas que cela ou plus tellement ou précisément pour cela ou parce que NON ... Il y a l'autre et les coups. Un nez cassé et toutes les brisures. Des hématomes partout et surtout dans la tête, à l'intérieur, au fond et, aussi, à l'épiderme. Les hématomes et la peur de ceux à venir.

Comment laisser faire, se taire, ne pas intervenir, ne pas s'immiscer, ne pas ébruiter cette folie ?
Il se sentait complice d'une violence insupportable. Celle de ces hommes qui à coup de milliards ou de misère et, parce que cela restera inadmissible, déboulent sur leurs femmes, les mères de leur progéniture, leurs compagnes et cognent et brisent et giflent et écrasent jusqu'à ne plus pouvoir.

Comment ne pas arrêter ces criminels qui se tapissent dans leurs murs épais ou à l'ombre d'un arbre, qui nient leurs actes ou les revendiquent haut et fort parce qu'il leur faut un souffre-douleur ?

L'Homme est névrosé de par sa condition de mortel, il y a névrose et névrose, nous sommes certes des êtres de situations, de conditions de vie, de vécu personnel mais il y a, d'une part un sens de la justice, un respect des personnes et de leur intégrité et d'autre, une raison qu'on est en devoir d'utiliser.

Mal aux Hommes.

mercredi 9 avril 2014

Elle se le disait presque tous les jours, tous les instants en réalité sauf en leur présence, eux qui attendent d’elle, un sourire, un compliment, une réponse à leurs angoisses, du savoir quand même. 
Elle se le disait. Il est où leur repaire aux expatriés ?

L’autre partie d’elle-même, le sourire, le mot posé à bon endroit, la réflexion, le repos de se savoir accompagnée. Le temps, on n’y pense plus dans ces moments et il arrive de pousser, de remettre à plus tard dans l’oubli des butoirs.

Mais enfin, vous êtes là, une lumière, une chaleur et des rires et c’est à refaire, tendrement et patiemment.
Hajer Zarrouk, Nora Rostom, Fatma Khabthani, Dharma, Omar, Sarah, Jean-Michel Pollyn, Sihem Bouzgarou, Sam (Salah Mabrouk), Fedor Souissi, Sonia Bouhachem, Maya, Sarah, Omar B. et tous les monstres…
Tous ceux omis et parce que c’est long à citer, je vous dis merci. Avançons jusqu’au bout, avec le plus de légèreté.

Amour et amitiés.


SSZ.

dimanche 6 avril 2014

On a vu Guevara sur des t-shirts, des mugs, des trousses ... Cela se vendait comme de petits pains.

Un défenseur des masses pauvres d'Amérique latine - entre mythe et réalité, j'imagine - devenu un fond de commerce très juteux.

Dans un futur proche, Bourguiba ira-t-il dans le même sens ?
Devient-il aujourd'hui un poids électoral ?

Tous ou presque se réclament d'un Monsieur qui vécut une époque ou politiquement on s'imposait autrement. Une envergure et des enjeux d'une autre dimension.

Bourguiba est en ce moment le piquant de toutes les sauces. Il s'agit de relever le goût de l'insipide afin d'attirer les gourmands.


Or, le Monsieur est un leader et les gourmets le savent.