lundi 21 septembre 2015

Dharma, mon étoile au monde.

A toi, L'Enfant de la rue Pasquier, devenue jeune femme, belle à vivre et artiste jusqu'au bout des ongles. Les ongles des mains d'une Reine de cœur et de gestes SBelK.
Artiste et œuvre de deux êtres dissemblables-semblables qu'unirent l'intelligence et le puissant désir de créer. Tu es faite d'ondes de vie, du souffle d'Epicure.
Des instants, des milliers d'instants à t'enrichir strate par strate de ce qui ne peut être que donné. L'acquis c'est ton empreinte et elle sera tienne, elle sera lumineuse.
On ne peut éclore dans les mots, le Beau, la pensée sans être comme toi, une tête dorée aux yeux pétillants. Mon père, en roc, le rire large, beau prince, taquin, trouvait commode de te promener : séduire, de tout repos, en ta compagnie. Au temps de l'air léger.
Le tien, une histoire autre, la sienne mais une présence de chaque instant, une profondeur pudique et une rareté de l'effusion. Tellement de paternité responsable et de présence d'Homme même aujourd'hui après l'envol.
Un envol que nous dirons tous à nos manières, avec nos fabrications respectives, notre richesse créatrice.
Il n'y a pas de disparition tant que créer existe et c'est ton affaire. Celle du locataire de la Ch1, de la pie de 15, de la génitrice possessive et apprenti d'ouvertures ...
Un 21, un automne et un 10 heures, à proximité de la nature et de ces petits êtres que tu aimes tant, une expulsion presque au perron tant la génitrice est férue de Pernoud et de lecture. Trois minutes et une tête blonde belle et forte. J'eus peur, enfant moi-même ou presque et la truculence du rire de SBelK, peur de ces yeux bleus alors et tout ronds ...
Au temps de l'air léger ... Beaucoup d'éclat et de légèreté qu'aujourd'hui je souris de tout. Et je ris de toi, un rire vrai même sous les pics de voix car c'est l'humain cela ... Rire du bonheur de cette perle et de cette richesse, de cette générosité ...
La main tendue est belle, tends-la vers ceux de ton choix, ceux du cœur, le cœur qui sait.
Laisse-moi te dire que ce que tes mains feront seront autant de soufflets à la disgrâce. La Beauté, tu la feras.
Ces mots sont pour toi, tout droit de la forge, pour te dire ma légèreté.
🌹

dimanche 20 septembre 2015

Le pire qui puisse arriver ...

Le pire qui puisse arriver c'est de ne plus avoir envie d'écrire. Parce que le plus loin possible, il n'y a plus la truculence du rire. Mais il y a Éva, il y a Claire et il y a Enest. Des lignes qui s'entrecroisent, comme le disait l'Absent, et il n'y a aucun moyen de les abandonner. Leur histoire est un témoignage de vie et rien n'est au-dessus de la vie.

vendredi 11 septembre 2015

Vous aimer et me lire vous le signifier.

Merci à mes proches et à mes amis, l'existence n'a de sens qu'avec vous, là ou ailleurs, loin ou proche. Des moments avec tous et quelquefois des regards ou même des silences amicaux. La communication dans toutes ses formes est la vie. Rym Ayari et Myriam, Desnos ou l'école de charme, la famille aussi ... Rym la merveilleuse, la moderne et la limpide. Christine, la crème française et Nejla l'élégance des Mabrouk et ce n'est pas peu ma chère, Fifi la douce.

Mes élèves que j'adore et avec qui j'ai toujours eu des moments privilégiés et un échange libre, sain et intellectuel. Je continue, c'est impossible autrement. Mais je continue différemment peut-être pour faire que la communication change et que l'adulte se rappelle de son enfance ...

Mes amis d'enfance, des parties de moi, Alia, ma sœur de cœur et la préférée de maman, Fatma, Samia, Thouraya, Kébira-Lalla, Soumaya, claire et souriante depuis si longtemps, égale à elle-même :). Lamia, le doc aux précieux conseils, une rencontre simple et un échange sincère. Héla, un prof de math généreux, une maman d'exception et une amie vraie, Mo l'amerlock de La Marsa, Héla Bennour une parente d'exception et une femme intelligente.

 Magda la pétillante et mes vraies amies profs de la première heure, Samira Fessi, l'épicurienne :). Rabia, la philosophe qui m'a lâchée avec Saint Augustin. Amel, Dorsaf la discrète et la rigoureuse, Hédia et ses directives de bonne santé.

 Zeineb que je connais peu et pourtant ...

Mes cousines et cousins adorés Aliouta, Walid, Sami, Mahmoud, Zoubeir, Inès, Monia JH, Ramla, Radhi, Sana, Nadia, Lilia, Souhayl à qui je souhaite tout le bonheur du monde, un vrai chef de famille.

Mortadha, l'humour des basketteurs et la descendance beylicale qui me ramène à mes aïeux, Lamaàne la divine, Isabelle, l'amie d'une belle soirée et la simplicité d'une communication autour des lettres, des livres et des amuse-bouche. Amina B, la foncièrement bosseuse quoi qu'on dise et quelle qu'ait été la conjoncture.

Mes amies virtuelles que je détecte d'ici, Faiza, une dame et Imene la douce, Ca Ro la belle ...

Jean-Michel, l'Ami de cœur et de plume qui vit parmi nous au quotidien, Si Ben Azzouz, la classe des historiens et des amis de famille d'emblée, un Grand militant qui marqua les trois miens et tellement d'autres, nous vous aimons depuis le premier jour.

 Nadhem, mon élève, éminent chirurgien et homme de charme, de liberté et de valeur. Raouf, mon fils de cœur. Chérif mon proche, Karim mon allemand marsois, Chiraz la lumineuse, Senda Lakhoua et un air Belkadhi :) ( Rip maman ), Meriam Belhadjali. Amel Glenza, Rim, Boutheina, Fanny ma collègue " américaine " bien que Houellebecq ne soit d'aucune façon ma tasse de thé, trop sec :). Saber de son nom d'artiste, mon ami. Rose, Yasmine Frad, Khadija et Baya, les magnifiques sœurs Skanji, une trace ineffaçable. Gracia et le charme africain, Bes, ma Bes adorée, Ibtissem Ben Yedder. Une Dame qui symbolise la bonté même : Yosr Gharbi.

Mon ami de cœur, mon fils d'adoption malgré la distance, Dali Khiri <3 ...

A tous merci de vos marques de sympathie et pour beaucoup d'affection, je vous aime. Et j'adore la communication et tout spécialement via l'écriture. Je vous embrasse magistralement.
🌹
💫

vendredi 3 juillet 2015

Une goutte d'eau rajoutée dans l'océan de sa personne. Eva XVI.


XVI.

 " Il n'y a pas d'amour de l'autre, il y a soi. Seulement soi et l'autre est un miroir qui nous permet de nous voir et de nous découvrir. On a besoin de l'autre pour cet étrange soi, un prétexte pour se frayer un chemin vers une intériorité en jachère. Et c'est pour cela qu'on se débarrasse en premier de ceux qui nous permettent de mieux nous comprendre. Notre rencontre avec nous-même, voilà le véritable amour. L'unique. C'est laid. C'est moche. C'est un état de nature.

Il était trop jeune à cette époque-là et avait besoin d'elle pour savoir avancer. Aujourd'hui, " il a beaucoup roulé ", il n'est plus dans le besoin. Elle n'avait pas calculé, n'avait pas dosé et le voilà qui appuie sur le champignon. Elle savait qu'il allait percuter un obstacle, des obstacles mais il avait appris à rouler seul. Sans prévoir les arrêts nécessaires, les ralentisseurs. Savoir conduire ou le croire nous expose à des tas de choses, nous inscrit dans la vie.

Elle a été un miroir à multiples reflets et il s'est regardé sous toutes les coutures. Sa vision était bonne désormais et il donna un coup de pied dans l'édifice, ce qu'elle battit de patience et de tendresse. De bêtises aussi. Parce qu'avec l'autre, il faut calculer et elle ne le sut jamais, n'essaya point et détestait l'idée. Un état de culture.

En réalité, il était lancé à pleins poumons sur une grande route. Il n'avait pas tort, elle n'avait pas raison. Il fallait grandir, on ne garde pas longtemps ses enfants.
Sauf que c'était sa vraie mère qu'il larguait et qu'elle perdit son homme."

 - J'ai toujours été libre dit-il.

mardi 16 juin 2015

Le temps cisèle et la nature se replie

À vous

A celui qui de tendresse la désarma
D'inquiétudes l'intrigua
De complexités la tint
Et d'un mélange d'enfantillage et de douceur la remit en train

Un enfant et un homme et un enfant d'oublis pétri, de colères nourri, de rancœurs grandi, d'incompréhension heurté. Un enfant homme et un homme enfant et du silence et de l'intériorité. Des chantiers et des constructions, un puzzle et des yeux agrandis de voir ce que les autres ne voient pas ou même s'inquiètent de voir. Un cliquetis de pensées, d'idées, d'idéologies et un isolement. Un isolement accouru, bienfaiteur et aliénant. Car la séparation peut aussi être éblouissante. Mais une séparation malgré tout. Et le laid du quotidien est moins fou. Il vous fait courir, sommeiller et recourir, recourir mais non point couper.

Et puis une silhouette dit-il et beaucoup de candeur au vu du simple fait que ce ne soit qu'une silhouette pour des yeux si beaux mais qui ne s'aiment pas. Ne pas s'aimer et c'est du temps perdu, de la vie balancée au loin dans la méconnaissance de la dimension existentielle, du potentiel heureux. Et puis une éclosion heureuse mais simultanément angoissante. Soi-même de nouveau, un flanc de soi-même et du questionnement. Ce cliché si beau, d'un homme le tenant, tenant un petit être, des bras protecteurs d'amour chargés et des yeux immenses, des yeux graves, des yeux d'incompréhension. Encore.

Et se plonger dans le Savoir à la recherche de mots rassurants aux maux, se plonger, se replonger, s'amplifier, prendre peur, avoir mal et puis être loin devant. Devant les fouilleurs, les "techniciens", les empocheurs ...
Car les flancs font mal et l'incompréhension d'antan nous poursuit toujours.

Un jeune homme aujourd'hui et une construction nouvelle. Des yeux qui doivent s'aimer. Des yeux qui doivent se regarder et puis des yeux chargés d'appétit, l'appétit de vous écouter leur signifier qu'ils sont beaux. Miel et beaux, de grandeur et de désir de s'aimer. Se plaire pour plaire. Et puis à son tour aimer et donner.

A ce géniteur à plein temps, à ce bouffeur de connaissances, à cet être organisé et si confus intérieurement, à cet amoureux du complexe, du rude et du manuscrit, un regard de biais, un regard franc, un regard intérieur, un ressenti vrai et un acquiescement tout sourire au fondement des strates. Un être complexe et si attachant.

Sauf que d'attaches, le monde se délite. La nature s'assèche à force d'avancer. La confiance prend un coup et l'en-soi est reposant du repos des condamnés. L'en-soi, une horreur de vide ...
Oui le temps est traître, il marque les Hommes. Des marques au gré de nos manques. Il cisèle gravement et sa force est là.
Le temps est le plus fort, la nature donne des coups sur la tête du Beau. Il se recroqueville sur lui-même et commence la danse nocturne des forêts sombres.

Quand le Beau dort d'un sommeil lourd, l'amnésie assiège et le tout consiste à faire mine.

samedi 6 juin 2015

La ville était en bas, la vie aussi. XV.

XV.

Claire resta longtemps debout. Elle ne regardait plus sa ville, ne voyait rien ou à peine. Elle se souvint de l'époque où elle était célibataire, libre. Le goût de la liberté n'avait pas d'égal mais c'était un souvenir. Il fallait le sortir de sa mémoire et le remettre à l'ordre du jour. Peut-être. Elle se savait forte. Son homme ou des perspectives en perspective.

" Les Hommes sont complexes et pas forcément maître de leur épanouissement ou rarement. Et puis les Hommes se choisissent en fonction de ce dont ils ont besoin. Souvent voire très souvent. Il n'y a qu'une vérité : la nécessité de vivre. Au premier sens.

Son homme, aujourd'hui, était catapulté à ses manques premiers. Ceux qu'il écarta de sa main quand il fit sa connaissance au vu de ce qu'elle lui apportait.

En était-il de même pour elle ? Elle n'en était pas à son introspection propre. Et puis, elle était pour la stabilité. Elle savait qu'un homme était de toute façon plusieurs mais ce qui lui importait le plus était de durer et de multiplier les airs du plaisir, du beau, du bonheur. Une dynamique que la vie à deux. Une vraie dynamique pour les personnes qui œuvrent et c'en était une.

Il était là-bas, ses pensées chez eux, ses yeux sur elle. Éva. Elle était chez elle, debout derrière la porte-fenêtre, la ville était en bas, la vie aussi. Il fallait la remonter vers elle. Elle s'y mit. "

jeudi 4 juin 2015

Il n'y était plus. XIV.

XIV.

Tout est calme d'un coup et c'est un calme de mort. Parce que les êtres sont légers et parce que les mots sont sans signifiance.

Claire regardait par la fenêtre un paysage d'exception, un paysage d'aisance. Une ville luxueuse et des passants élégants. Un civisme paisible et feutré. Son monde, ses gardénias, ses tapis, ses livres rares, ses figurines de jade ...

Il n'y était plus. Une voix aux intonations graves, une voix d'ordinaire mesurée n'y était plus. Un regard d'homme, de son homme ... et un fauteuil vide. Une vie sans vie.

Claire manquait de mots.